Lorsque les choses vont mal, l’expert est consulté et son conseil écouté … dans un monde en mutation, il faut savoir se méfier de l’hyper-expert.

En son âme et conscience, il sait dire perfectionner encore plus le système dont il est l’expert. Il n’est pas le mieux placer pour dire comment faire autrement, sans son système ou en le détournant.

En revanche, dans la fabrication d’idées neuves, l’hyper-expert peut apporter un œil critique. Faire sans lui, c’est s’assurer les dangers d’un détracteur averti de l’innovation naissante.


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Lundi 27 juillet 2009
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Le découvreur révèle ce qui existe. L’inventeur fait quelque chose qui ne se faisait pas avant.


L’innovation met en œuvre des découvertes et des inventions pour répondre à des besoins nouveaux ou insatisfaits.


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Jeudi 23 juillet 2009
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Une fois encore, René Duringer vient de commettre un papier délicieux sur le futur où il réclame des diététiciens du plaisir et des esthéticiens de l’identité. Il exhorte les entreprise pour qu’elles arrêtent de benchmarker leurs concurrents et qu’au contraire elles fassent du « copier - coller » intelligent sur d’autres marché … régalez vous :

 

http://marchesdufutur.blogspirit.com/list/etude_marches_du_futur/60035329.pdf


Pour ma part, j’insisterai volontiers sur quelques notions qui font le fondement de la mutation que nous vivons et qui constituent l’assise des nouvelles certitudes collectives :

La nouvelle recherche du bonheur n’est pas dans l’argent et la possession, mais dans l’accomplissement de soit. Cette considération n'intéresse à priori que les métiers du marketing et de la communication. Dans la réalité, c’est notre utopie collective qui se redessine autour de cette nouvelle affirmation,

L’essentiel, c’est de contribuer … tous les métiers sont importants, difficiles et gratifiants. Chacun a besoin de l’autre, même si certains contribuent plus que d’autres,

Cette considération s’exprime de façon un peu exagérée dans le courrant du « tout collaboratif ». L’amplification de l’immatériel est à la base de ce mouvement irréversible : la création de valeur devenant impalpable, la dépendance dans la confiance devient primordiale. L’engagement dans ce que l’on fait devient la clef de la sociabilité,

La libre circulation est à une fois de plus remise en question. Elle est à mettre en regard de la solitude réelle et numérique. Qui dit solitude dit aussi sécurité. De la société nomade pensée par des individus supposés adultes, nous retiendrons la reconfiguration désormais nécessaire du monde du travail et son impacte sur l’urbanisme, le droit ou encore les relations sociales (pourquoi le travail à domicile du 19ème siècle a été abandonné ?).

L’idée de « rentabilité » va devoir être repensée de font en comble : elle doit devenir durable ! Un chantier bien excitant !


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Mardi 2 juin 2009
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La nouveauté est une actualisation d’une offre existante. Pour être reconnu comme innovante, il faut lui ajouter un paramètre intéressant qui n’existait pas avant … intéressant pour le client, bien entendu !

A présent, le consommateur se lasse de la nouveauté. Sauter une saison dans sa garde robe est presque ressenti comme un geste citoyen. Il veut de l’innovation : une voiture qui carbure autrement, par exemple.


Publié dans : Terminologie & concepts
Jeudi 12 mars 2009
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L’invention part d’une association d’idées qui n’avaient jamais été faite au paravent et qui permet de proposer un nouveau « procédé » de production d’un bien ou d’un service.

Elle devient une innovation à partir du moment où une « équipe-projet » a trouvé les moyens de faire passer cette invention à l’état d’innovation, c'est-à-dire une production expérimentale.


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Mercredi 11 mars 2009
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Le mot a été construit en contestant le sens du mot « finance » : ce terme vient de « fin » car, à l’origine, il représente l’agent qu’il reste lorsqu’une opération à caractère commercial est terminée.

Du temps où la « finance » provenait de la vente des produits de la terre, l’heureux bénéficiaire employait sa ressource pour acquérir des biens durables (maisons) et même productifs (terrains). Il finançait aussi des artistes et des chercheurs.

Avec le développement de l’immatériel, l’anticipation en matière d’innovation est en quelque sorte une course à la domination. L’avantage va à celui qui sait anticiper en investissant sur la tête d’  « inventeurs » d’ « innovations » futures.

La finance, dans sa logique actuelle est peu adaptée à cette nouvelle contrainte. Une réflexion de fond est à menée.

La « Débutance » est donc un thème de réflexion. Les propositions y sont les bien venues.


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Mercredi 11 mars 2009
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Jacques Attali vient de commettre un billet dans lequel il démontre, chiffres à l’appui, que la Chine n’est pas le moteur de croissance que les occidentaux ont imaginé.

Pourtant, au nom de cette croyance, ils ont pris des risques financiers et industriels, notamment en délocalisant des tâches à haute valeur ajoutée, indispensable pour nourrir leur propre développement des expertises et des talents.

La Chine s’est effectivement éveillée, mais selon une stratégie adaptée à sa configuration.

Avant la « crise actuelle», il n’était guère possible de débattre sur le sujet. Le propos était ressenti comme l’expression d’un manque d’esprit de conquête.

Manager de l’innovation passe par la maîtrise de cette situation. Plusieurs stratégies sont possibles. Par exemple regarder les choses avec le simple bon sens et les mettre en perspective puis guetter le moindre signe pour se faire entendre ou bien, débattre avec chaque les leaders d’opinion afin de fabriquer un consensus collectif.

Le management de l’innovation est, à la base, une affaire de vigilance.


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Dimanche 22 février 2009
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L’édition 2009 du Netexplorateur au sénat a été marquée par la pise de parole de Bernard Cathelat à propos de la double vie, réelle et numérique, qu’il nous est offert de vivre.

Les analyses simplificatrices sont toujours hasardeuses. Celles de Bernard Cathelat ont le mérite d’éclairer la réflexion.

Pour lui, l’imaginaire et donc la capacité créative a quitté le monde réel, dont celui du travail. Du coup il prospère dans le monde numérique.

Bien entendu, la réalité est plus compliquée : la complexité envahi notre vie professionnelle et citoyenne et l’entreprise est soumise à une productivité débridée. Pour y faire face, chacun tente de développer sa rationalité à hauteur de ses moyens. En général, cela ne suffit pas. Le réseautage devient une autre possibilité (seul on ne peut rien faire). L’urbanisation ne favorise pas le réseautage naturel, alors, bonjour le Web 2.0 !

Cependant, le web 2.0 et ses variantes n’ont pas de vie en eux-mêmes. Il renvoie au déprimé sa déprime et au boute-en-train sa joie de vivre.

Un signe qui ne trompe pas : le modèle économique lié au Web 2.0 ne décolle pas. En revanche le Web 2.0 devient la caisse de résonance des élans collectifs autour d’une utopie ou une colère partagée. Il contribue à formater un monde exigeant en matière de transparence.

Bernard Cathelat préconise de traiter en profondeur le défit de la complexité et de la productivité débridée. Il a vraiment raison. Quand ce vaste chantier sera mené à son terme les oiseaux chanteront à nouveau, inspirant la créativité de tous ceux qui aiment la vie !


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Mardi 17 février 2009
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2009 sera l’année où nous avons changé ce qui semblait éternel. Nous avons accepté de voir autrement et de composer avec la diversité.

 


Nos gouvernances ne sont plus adaptées à la nouvelle donne démographique, écologique et économique.


Nous aurions aimé que ces mutations soient prises en compte en haut lieu et que les adaptations soient menées avec douceur et détermination.


Bien entendu, ce n'est pas le cas. Les gouvernances vont en réalité s'adapter à nos innovations, car nous sommes obligés d'innover !


Les différentes formes de crises rendent simplement les débats possibles : à nous de prendre part à ce débat ouvert par nos actions dans nos "entreprises".


Bonne année à tous !

 

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Vendredi 2 janvier 2009
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« Innover » : le mot se trouve sur toutes les lèvres. Oui, mais encore faut-il passer de l’allégation à l’action. Nous y sommes tous contraints : voici pourquoi, et comment.

 




L’innovation est présentée comme la porte de sortie de la crise financière actuelle. N’est-ce pas un peu exagéré?

Non ce n’est pas exagéré : les consommateurs veulent consommer autrement, les entrepreneurs sont contraints de produire autrement. C’est une évolution irréversible. Innover est aujourd’hui la seule voie possible pour reconfigurer le paysage économique et répondre aux exigences de développement durable.

 

Les dirigeants de Procter & Gamble disent qu’ils ont résolu leurs problèmes d’innovation en « gérant une meute de start-ups » : métaphore ou réalité ?

Ce qu’ils veulent dire par là, c’est qu’ils ont totalement repensé leur manière d’innover. Pour une entreprise qui a une marque à défendre, l’innovation devient une nécessité absolue. Tomber en panne d’innovation, c’est être contraint à se battre sur les prix. Quand la marque en arrive là, ses jours sont en danger !

Le défi que s’est fixé ce grand groupe était de gagner la flexibilité d’une startup tout en conservant son assise marketing et financière. Pour y parvenir, il leur fallait repenser leurs processus d’innovation ; ils ont décidé en particulier de rechercher en tout point de la planète les entreprises capables de répondre à des exigences inédites, au lieu de limiter les avancées aux seuls résultats obtenus par les laboratoires en interne.

Ce qu’a fait Procter & Gamble n’est certes pas une approche adaptée à toutes les grandes entreprises. En revanche, chacune doit aujourd’hui examiner comment décupler sa capacité d’innovation : la maîtrise de l’or gris devient la clef de la compétitivité.

 

Gérer l’or gris est un métier à part entière ?

Oui, c’est ce que nous sommes entrain de découvrir. Les entreprises ont connu tour à tour le règne du bureau d’étude, puis du marketing, puis de la finance. Aujourd’hui toutes les compétences sont invitées autour de la table. Elles doivent fonctionner en synergie au sein de projets toujours plus complexes.

Pour que de réelles innovations émergent, il faut un acteur capable de créer et gérer des tensions créatives dans un climat contributif étendu, tout en composant entre contraintes opérationnelles et enjeux politiques. C’est souvent délicat à trouver.

 

Quand faire appel à un manager externe ?

En régime de croisière, des « directeurs de l’innovation » font de la veille, recueillent idées et suggestions et les confrontent aux approches de prospectivistes spécialisés.

Quand elles lancent des projets innovants, les entreprises font appel à des managers externes.

Ces experts valident les projets, leurs business modèles notamment en apportant une vision prospective. Extérieurs aux jeux de pouvoir internes, ils garantissent des arbitrages objectifs et permettent à chaque contributeur de libérer son potentiel avec la garantie que son apport est reconnu.

 

Quel genre de dossiers confier à un consultant en management de l’innovation ?

Prenons le cas d'une entreprise en phase d'augmentation de capital. Un cabinet spécialisé dans le management de l’innovation l'aidera à changer de dimension en renforçant sa stratégie et ses modes de gouvernance, en "miniaturisant" pour elle certaines bonnes pratiques de grandes entreprises. Y faire appel fiabilise la prise de risque des investisseurs.

Les grands comptes savent que pour innover ils doivent insuffler un esprit « start-up » dans leur organisation. Cet expert de l’entreprise innovante introduit dans les équipes les tensions créatives nécessaires pour libérer les énergies, inspirée des meilleures pratiques de startups.



Publié dans : Point de vue
Dimanche 16 novembre 2008
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